Lundi, octobre 10th, 2011
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L’évacuation mercredi dernier d’un camp de Rroms à St Denis avec réquisition d’une rame de tramway vers Noisy le Sec par les forces de police nous rappelle inévitablement des épisodes honteux de l’histoire.
Nous dénonçons avec émotion et gravité le traitement indigne infligé à ces personnes.
Gilles Garnier, Conseiller général de notre groupe et témoin de cette opération, a aussitôt adressé un courrier au Préfet, au Président Directeur Général de la RATP et au maire de Noisy le Sec. Il leur a exprimé son émotion et les interroge sur plusieurs points importants : D’où venaient ces familles et où les a-t-on emmenées ? Y avait-il nécessité d’un tel dévoiement de forces de police ? Sous quelle autorité ont agi la police municipale et la RATP ?
Nous rappelons que la situation des Rroms n’est pas uniquement une problématique locale mais concerne le plan national et européen et devrait être prise en compte et traitée dans ce cadre.
Par ailleurs, les analyses des associations et des divers organismes œuvrant auprès des Rroms vont toutes dans le même sens : La précarisation ne fait qu’aggraver les problèmes, pour les Rroms bien sûr, mais aussi pour l’ensemble de la population. En effet, les déplacements incessants qui leur sont imposés empêchent toute insertion réelle et durable. Seule la stabilisation de ces populations permettrait leur insertion et réduirait par conséquent aussi les difficultés d’entente avec le reste de la population.
Des villages d’insertion existent déjà sur le territoire national mais leur installation nécessite des moyens importants dont la mobilisation n’est pas toujours réalisable. Par contre, des solutions pertinentes peuvent être apportées immédiatement : la mise à disposition de terrains par l’état et la région (celle-ci pouvant prendre en charge l’installation des infrastructures) et l’alimentation en eau et électricité de ces terrains par les municipalités concernées.
Une fois ces populations ainsi stabilisées, les services sociaux du département seraient à même de favoriser vraiment l’insertion de ces populations en assurant notamment un suivi médicosocial.
Les élus locaux et départementaux l’ont déjà maintes fois proposé : ils sont prêts à discuter avec tous les acteurs concernés (état, région, municipalités, associations…) pour examiner l’ensemble des paramètres de la situation des Rroms et trouver des solutions réalistes et rapides à mettre en place.
Nous soutenons les parents d’élèves et la communauté enseignante qui résistent dans nos écoles élémentaires sur notre département à la mise en place du fichier nommé « Base élève » à l’école élémentaire.
Dans un rapport du 12 juin 2009, le Comité de l’enfant de l’ONU s’inquiète de la « multiplication des bases de données dans lesquelles des données concernées les enfants sont stockées et utilisées pendant de longues périodes. Ainsi craint-il « leur utilisation à d’autres fins telles que la détection de la délinquance et des enfants migrants en situation irrégulière ».
Il met également en garde contre une insuffisance de dispositions légales propres à prévenir son interconnexion avec les bases de données des autres administrations.
Les données contenues dans le fichier « Base-élèves » comme le nom et les coordonnées de l’enfant engendrent la création d’un matricule qui est définitif dès l’âge de trois ans et permet d’alimenter le fichier national de la Base nationale des identifiants élèves (BNIE).
C’est pourquoi nous soutenons les parents qui remplissent le formulaire destiné à soustraire leurs enfants du fichier Base-élèves et les directions scolaires qui refusent d’accompagner ce dispositif.
Dans deux arrêts du 19 juillet 2010 relatifs à la Base élèves 1er dégré et à la Base nationale des identifiants élèves (BNIE), le Conseil d’Etat a montré que la mise en place de ces collectes de données nominatives s’effectue sans la législation et l’information nécessaire et souvent en contradiction avec les lois en vigueur notamment la loi 78-17 dite « Informatique et libertés ».
La recherche de traçabilité des parcours individuels à travers la mise en place programmée du livret Personnel de Compétences, de l’école primaire à la fin de la scolarité obligatoire et celle d’immatriculation systématique des enfants, constituent une double atteinte aux libertés publiques.
Nous demandons au Gouvernement de renoncer à ce projet de fichage à dimension nationale.
Nous défendrons donc à la prochaine séance du Conseil général une proposition de délibération pour l’adoption d’un vœu demandant la suppression de l’application du fichier « Base-élèves ».
Voici la déclaration de notre groupe suite aux révélations de la CGT au sujet de la fermeture programmée de deux sites de productions automobiles dont l’un est situé à Aulnay sous Bois.
Fermeture du site PSA à Aulnay-sous-Bois :
info, intox ou vraie menace pour l’emploi ?
Depuis le début de la matinée, nous sommes très préoccupés par les annonces de fermeture de deux sites PSA Peugeot-Citroën dont celui, historique, d’Aulnay-sous-Bois. Une note interne de la direction du groupe, datée d’octobre 2010, qui vient d’être révélée par la CGT sous-entend que plus de 6000 emplois seraient menacés. Si cette information se vérifiait, ce serait une catastrophe pour des milliers d’hommes et de femmes ainsi que pour la vitalité économique de notre département.
Face au tôlé provoqué par ces révélations, la direction de PSA explique que la fermeture du site séquano-dyonisien n’est pas d’actualité. Il s’agirait d’un “document préparatoire (…) sur la compétitivité industrielle à long terme du groupe en Europe“. PSA fait également valoir qu’ “anticiper sur ces sujets dans le contexte de crise qui était celui de l’industrie automobile à l’été 2010 était, et reste, du devoir de la direction générale“. Le groupe automobile rajoute que les questions de compétitivité faisaient “l’objet d’échanges réguliers” avec les partenaires sociaux, sans que ces derniers posent plus de questions que cela.
Dans l’immédiat, nous savons que PSA va convoquer un comité central d’entreprise exceptionnel dans les prochains jours et qu’une rencontre entre le Ministre de l’industrie Eric Besson et le Président du directoire de PSA Peugeot Citroën, Philippe Varin doit avoir lieu ce soir.
Nous restons vigilants à de futures annonces de la direction. Les élu-e-s de notre groupe se tiennent prêts à soutenir toutes les actions que les des salariés jugeront utiles de mener.
Voici en avant première la tribune du groupe à paraitre dans “Seine Saint Denis le Magazine” de juin 2011
Budget 2011 : pas de résignation, Résistons !
Notre groupe a obtenu des avancées importantes pour vous, lors du vote du budget :
- remboursement à 50% de la carte Imagin’R pour les collégiens bénéficiant d’un haut quotient familial + prise en charge à 25% de son coût pour les élèves de troisième
- 650 000 € supplémentaires pour l’insertion sociale et professionnelle afin d’aider les allocataires de minimas sociaux à retrouver emploi ou formation adaptée
- soutien financier plus fort aux équipements sportifs et culturels dans les villes (14 projets supplémentaires validés)
- engagement d’obtenir du Conseil régional d’Ile-de-France le passage de la Carte Améthyste en Navigo pour en baisser le coût. Mais nous continuons à exiger sa gratuité.
Néanmoins face à une nouvelle levée du foncier bâti, nous estimons que davantage pouvait être fait pour la population, d’où notre abstention.
Ainsi nous défendons toujours le remboursement à 50% de la carte Imagin’R pour tous les collégiens. Nous devons en débattre avec le Conseil régional d’Ile-de-France pour en faire bénéficier lycéens et étudiants, comme instauré en 2007. Et le retour à l’aide à l’achat d’ordinateur pour les sixièmes demeure une priorité.
Ce budget est durement marqué par les 695 millions € que l’Etat nous doit. Une grande campagne associant la population et tous les élus de la majorité est indispensable pour exiger de l’Etat le remboursement de sa dette. Nous réclamons justice pour la Seine-Saint-Denis.
Veuillez trouver en cliquant sur les liens les interventions des élu-e-s de notre groupe lors de la séance du Conseil général le 19 mai 2011 portant sur le vote du budget 2011
Compte rendu de la séance cr-seance-190511.doc
Interventions
pierre-laporte-1.doc / pierre-laporte-explication-de-vote.doc
Le jeudi 28 avril, le débat d’orientations budgétaires 2011, prélude au vote du budget fixé le 19 mai, a occupé l’ensemble des discussions. Voici les interventions des élu-e-s du groupe.
Pierre Laporte, cliquez sur laporte-dob-2011.doc
Jean Jacques Karman, cliquez sur karman-dob-2011.doc
Gilles GARNIER, cliquez sur garnier-dob-2011.doc
Josiane BERNARD, cliquez sur bernard-dob-2011.doc
Bally BAGAYOKO, cliquez sur bagayoko-dob-2011.doc
Le 2 avril, dans le couloir de la gare de Noisy-le-Sec (Seine-Saint-Denis) un jeune homme de 18 ans a été agressé à coup de pieds et de poings par dix adolescents de Rosny-sous-Bois.
Selon la magistrate « le mobile principal de l’agression serait le fait que leur cible avait eu l’audace de fréquenter une jeune fille de leur cité à Rosny-sous-Bois alors que lui n’y habite pas ».
Gilles Garnier et Eric Raoult, député UMP de Seine-Saint-Denis sont revenus sur cette triste affaire à l’émission « On les laisse entre eux », le vendredi 8 avril sur La Chaine Parlementaire / LCP.
voir la vidéo en copiant l’adresse dans votre navigateur http://lcp.fr/14344
Le jeudi 31 mars, Claude Bartolone a été réélu Président du Conseil général de la Seine Saint Denis. A cette occasion, notre nouveau groupe de 13 élu-e-s a été présenté et porte désormais le nom de “Groupe communiste, citoyen, front de gauche pour une transformation sociale et écologique”. Cinq vice-présidences et un poste de conseiller général délégué nous ont été attribués. Notre groupe est maintenant composé de
Gilles Garnier, Président du groupe, Conseiller général de Noisy-Le-Sec / Conseiller général délégué à la prévention des conduites à risques et à l’observatoire des violences faîtes aux femmes.
Belaide Bedreddine, Conseiller général de Montreuil Ouest, Nouvel élu.
Pascal Beaudet, Conseiller général d’Aubervilliers Est, nouvel élu
Jacqueline Rouillon, Conseillère générale de Saint Ouen, réélue
Florence Haye, Conseillère générale de Saint Denis Nord Ouest, réélue
Josiane Bernard, Conseillère générale de Bagnolet / Vice Présidente à l’écologie urbaine, à l’environnement et à l’assainissement
Pierre Laporte, Conseiller général de Tremblay-en-France / Vice Président à l’autonomie des personnes
Jean-Charles Nègre, Conseiller général de Montreuil Est / Vice Président aux relations internationales, à la coopération décentralisée et à la formation professionnelle
Bally Bagayoko, Conseiller général de Saint Denis nord-est / Vice Président à l’enfance et à la famille
Azzedine Taibi, Conseiller général de Stains / Vice Président au sport et au développement des services publics départementaux
Hervé Bramy, Conseiller général du Blanc-Mesnil
Jean Jacques Karman, Conseiller Général d’Aubervilliers ouest
Abdel Sadi, Conseiller général de Bobigny